Le commérage : « pas de ça chez moi » ?

sans-titreOn se souvient probablement d’une méditation du Pape François sur le « commérage », les ragots , les rumeurs, dans nos églises mais aussi dans le monde :

La langue, les commérages, les ragots sont des armes qui chaque jour assaillent la communauté humaine, en semant envie, jalousie et avidité du pouvoir. Avec elles, on peut en arriver à tuer une personne. C’est pourquoi parler de paix signifie aussi penser à tout le mal que l’on peut faire avec la langue.

Bien sûr, tout en comprenant voire en accueillant avec piété filiale ce propos du Saint-Père, nous pouvons nous dire facilement que ceci concerne les autres et que, bien entendu, nous n’en sommes pas les auteurs ni même les complices. Pourtant, des études assez sérieuses, relayée par la Harvard Business Review , nous indiquent que ce penchant délétère semble inscrit dans notre nature humaine, tout en dénonçant avec un vocabulaire anthropologique les effets néfastes que ce type de comportement provoque :

Nos croyances ne sont pas toujours forgées et entretenues de la manière la plus rationnelle. Tout d’abord, face à de nouvelles informations, il est prouvé que notre esprit suppose par défaut qu’elles sont vraies. C’est seulement lorsque nous avons assez de motivation et de temps pour y réfléchir que ces informations seront potentiellement mémorisées comme étant fausses. Avant cela, on les considère vraies ; ce qui est clairement dangereux avec les ragots. […] En créant des croyances, le ragot peut dangereusement influencer nos perceptions.

On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas … Allez, zouh : un nouveau chemin de discernement et de conversion !