François, le réformateur

« Inspiré par le théologien Guardini, un maître qu’il partage avec… Joseph Ratzinger, il réfléchit aux ‘dynamiques de désaccord dans l’Église’ qu’il veut sortir de l’impasse des dialectiques marxiste et hégélienne. Il aime la franchise et encourage la parrhèsia — le courage de la vérité. Avec lui, tout est permis sauf toucher à la doctrine ‘Nous sommes fils de l’Église’ : les points de vue opposés sont féconds et créatifs quand ils tendent à l’unité du tout.

Cela ne l’empêche pas de trancher, en usant d’une tactique élaborée, à la manière de l’approche indirecte de Lidell Hart qu’il a lu jeune prêtre : éviter la confrontation, affaiblir la résistance de l’ennemi en utilisant des moyens détournés, décider. Pour autant, sa manière de faire ne se veut pas habile : il sait distinguer la ruse de la prudence, car il ne vise pas le pouvoir, mais l’unité, la paix, la croissance morale et spirituelle dans la liberté ».

Philippe de Saint-Germain