Voici donc un navet recommandable

« Ce film remet en question l’anti-intellectualisme observable chez certains croyants. Il dénonce la tentation fidéiste qui va de pair avec un renoncement à comprendre ou expliquer ce qu’on croit, et qui trouve sa traduction sociale dans une tendance identitaire au communautarisme, un recroquevillement sur soi, l’installation consanguine dans une mentalité de forteresse assiégée. Toutes ces formes de repli sont par essence incompatibles avec la visée universelle, c’est-à-dire catholique, au sens étymologique, du message chrétien. Josh, lui, accepte le débat. Il comprend que la raison philosophique, l’universalité qu’elle autorise et le dialogue qu’elle instaure, permettent de communiquer (au sens fort : partager, mettre en commun), échanger, s’expliquer, et d’échapper par là au prosélytisme à sens unique, et au fanatisme.

Au fond, et si l’on se souvient que la défense et la promotion de l’argumentation rationnelle en matière religieuse fut un des axes du pontificat de Benoît XVI, ce film est naïvement mais profondément ratzingérien. Voici donc, en un sens, un navet recommandable ».

‘Dieu n’est pas mort’, critique de Denis Moreau