Axelle Huber, une autre voix

« Il est essentiel de tout mettre en œuvre pour que la souffrance physique soit traitée, calmée, prise en charge. D’un point de vue psychologique, je crois qu’au fond beaucoup de malades en souffrance, demandeurs de l’euthanasie, ont peur de la souffrance et peur de la solitude, de ne pas être assez accompagnés, assez aimés jusqu’au bout. Et cela est bien sûr plus que légitime.Cela demande aussi du temps, du courage que de prendre soin du malade jusqu’au bout et de l’aider à accepter cette mort qui vient. Les derniers jours, les dernières semaines des malades, sont des moments importants pour apprivoiser la mort, pour échanger avec ceux qui restent. Je suis convaincue que ces mots : je t’aime, merci, pardon, et tout ce qui appartient à l’histoire de la personne malade et de ses proches ne pourraient être dit de la même manière si l’heure de la mort était sue, définie, arrêtée ».

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