Emmanuel Macron et l’enracinement catholique

Un certain esprit polémique français et une habitude catholique chagrine risquent de nous faire passer à côté de l’événement : le discours prononcé par Emmanuel Macron lors de l’hommage au Père Hamel évoquait une forme de connaturalité de la France, sa république, et du christianisme, marquant un changement radical de ton.

C’est notamment ce qu’expliquent Jean-Louis Schlegel et Philippe Portier à La Croix.

Ainsi Jean-Louis Schelgel souligne-t-il que :

Il n’a pas dit, comme le discours public en a coutume, que c’était à l’Église d’accepter la loi de la République mais bien que l’Église catholique faisait partie de la République, et que dans cette circonstance, elle était exemplaire pour tous.

Philippe Portier souligne « une rupture avec François Hollande qui « peinait, sauf à la fin de son mandat, à reconnaître la valeur stabilisatrice et civilisationnelle des religions, au profit d’une laïcité nue marquée par le caractère rationnel du bien social » et relève que « dans son articulation entre République et espérance religieuse, Emmanuel Macron est tendanciellement pluraliste avec un point d’enracinement dans le catholicisme ».

Certains diront attendre que les actes se joignent à la parole, certes, mais la parole fait aussi son office, en politique. On peut, sans tomber en inutile pâmoison, le reconnaître.

L’article de La Croix