Deux femmes de président viennent voir la Patronne de la France

Mélania Trump et Brigitte Macron vont visiter cet après-midi Notre-Dame de Paris. Leur guide sera le P. Chauvet, recteur de la cathédrale, interrogé par La Vie.

Cette visite de Melania Trump montre naturellement que, pour les États-Unis, notre cathédrale est importante. Elle incarne l’Histoire de France, le lieu où l’on prie, où l’on rend grâce pour les joies, où l’on s’est rassemblé après les attentats qui ont ensanglanté notre pays. Les Américains sont plus religieux que nous. Pour eux, Notre-Dame est la patronne de la France. Le fait que Marie veille sur Paris et la France, cela leur parle vraiment.

Antonio Spadaro sj. dénonce l’« œcuménisme de la haine »

Antonio Spadaro sj., directeur depuis 2011 de la revue jésuite La Civiltà cattolica, et Marcel Figuerosa viennent de publier un article  (repris par L’Osservatore Romano) qui traduit une forte préoccupation devant une évolution des chrétiens aux États-Unis. Lorsque l’on sait que chaque numéro de La Civiltà cattolica est validé par la Secrétairerie d’État, on comprend que cette préoccupation ne leur est pas propre.

Or, si le phénomène est de moindre ampleur en France, qui ne connaît guère les tentations créationnistes en vogue aux États-Unis, il est difficile de ne pas lire des points communs entre les approches dénoncées dans ce texte et les enjeux actuels, notamment au travers de l’influence identitaire.Lire la suite

Parole du jour

Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.

Matthieu 10

La révolte des Hobbits

« Face à ces impasses dans le champ politique, une quatrième force est déjà présente, même si elle a peu émergé dans les radars des médias main stream. Elle fait vivre, à travers un tissu de liens innombrables, une mosaïque d’entreprises d’un nouveau genre, d’associations, de groupes de réflexions, d’amitié et de voisinage. Plutôt que de se plaindre, ou d’attendre des solutions du monde nomadisé d’en haut, ces Hobbits des temps modernes s’organisent, enracinés dans leur territoires et curieux du monde, aimant tout autant la culture de l’échange que la chaleur de leurs foyers ».

Philippe de Roux, dans Limite

Et si Dieu n’existait pas ?

« À l’évidence une idée de Dieu, voire un désir de Dieu, habite aujourd’hui beaucoup de gens, et même parfois d’une façon récurrente et lancinante qui n’est pas sans évoquer la conversion de saint Augustin.

Rencontres, entretiens, témoignages font affleurer cet élan d’un désir prêt à s’en remettre totalement à cette force si vivante qui attire et appelle au-dedans de soi. Mais là justement, au moment de lâcher prise, de s’abandonner de toute sa foi dans cette relation mystérieuse et à proprement parler « consolante » dans la joie qu’elle donne, les mots et souvenirs qu’elle fait monter de la mémoire, tombe le couperet.  Question posée par autrui ou montant du plus profond de soi, peu importe, elle surgit là comme l’écran noir qui vide toute réalité : ‘Et si Dieu n’existait pas ?' »

Remi de Maindreville, sj, sur revue-christus.com

J’ai vérifié que mon identité ne se réduisait pas aux activités que je pouvais mener

Vous traversez une épreuve de santé avec le syndrome de Guillain-Barré, maladie auto-immune du système nerveux. Comment le vit-on dans vos responsabilités ?

Cardinal Vingt-Trois : J’ai partagé modestement la condition des malades, expérimenté la dépendance. J’ai vérifié que mon identité ne se réduisait pas aux activités que je pouvais mener. C’est une leçon de vie, parce que beaucoup de gens ont tendance à juger la valeur des autres par ce qu’ils font, l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes, pas par leur existence propre.

Lire l’entretien dans Le Point