« Ce que la politique sépare, notre foi les unit »

« Si votre priorité, c’est l’engagement social, assurez-vous de défendre aussi l’enfant à naître. Et si votre priorité, c’est la famille, votre crédibilité dépendra de votre capacité à prendre en compte les pauvres et les migrants » (John Carr, ancien directeur du bureau Justice et Paix de la conférence épiscopale américaine).

Céline Hoyeau, pour La Croix, continue de rendre compte de cette rencontre entre catholiques américains de toutes sensibilités à Orlando. Au centre de leurs discussions, le rapport de l’Eglise à la société, au monde, la façon de parler à celui-ci.

L’Eglise américaine est confrontée à des défis qui nous sont communs : « montée de l’individualisme, de l’indifférence religieuse, des « sans religion » (un quart de la population américaine), baisse de la pratique mais aussi vagues migratoires… », et cherche sa voie.

Dans un autre article, Céline Hoyeau interview, Julianne Stanz, 38 ans, directrice du service d’évangélisation du diocèse de Green Bay (Wisconsin) qui exprime ainsi sa démarche :

Ce que je préfère, c’est m’asseoir à côté des personnes pour écouter ce qui se passe dans leur vie, comment Dieu les inspire. Comme le dit le pape François : Nous avons besoin d’ôter nos sandales aux pieds de l’autre. Il nous faut construire des ponts avec les personnes éloignées de l’Église, les homosexuels, les personnes divorcées remariées, les jeunes sans religion… En commençant par tisser avec eux des relations de respect et de confiance. C’est seulement à partir de là qu’on peut dire ce que l’Église enseigne.

Sauf à organiser une même rencontre en France, il serait utile de suivre attentivement ce qui ressort de celle-ci.

A lire, donc :