Independence Day, Trump et les médias

Parce qu’il est des façons bien plus dangereuses de stigmatiser les médias que de leur refuser une interview, Koz publie un nouveau billet sur les élucubrations populistes d’un Donald Trump, suscitant ni plus ni moins que des élans de violence physique à l’égard d’une classe journalistique qu’il exècre. Koz rappelle d’abord très justement, au sujet des journalistes que, « entre ceux qui, à Mossoul, viennent de perdre la vie pour nous informer, et ceux qui avilissent leur profession, il y a toute la cohorte de ceux qui veulent informer loyalement. »

Mais le président Trump n’entend pas faire de distingo. Avec son gout pour la « réinformation » et la presse complotiste, Trump discrédite toute forme de communication directe d’un état à ses citoyens.

C’est la vérité elle-même que Donald Trump met en danger. Le Monde rapporte ainsi que la Nasa a dû démentir l’envoi d’enfants-esclaves dans une colonie sur Mars. Comment notre monde occidental a-t-il pu en arriver à devoir démentir officiellement de telles fadaises, qui sont autant d’insultes à cette raison qu’il tient en telle estime qu’il se l’arrogerait même parfois ? Sans remonter l’histoire des rumeurs, de la désinformation, sans remonter au conspirationnisme autour du 11 septembre, il est un fait objectif : il en est arrivé là parce que Donald Trump leur a donné du crédit. Parce qu’en 2015, Donald Trump s’est rendu dans l’émission du site InfoWars qui propage de façon systématique ce type de théories conspirationnistes, parce qu’il en a publiquement félicité le concepteur. Parce qu’au mois de mai dernier, ce site a reçu une accréditation de la Maison Blanche.

A lire sur le blog Koztoujours.