Evénement : message du pape pour la première Journée mondiale des Pauvres

«N’aimons pas en paroles, mais par des actes» : c’est le thème du message du Pape François, publié ce mardi, en vue de la première Journée mondiale des Pauvres, qui se tiendra le 19 novembre prochain, 33e dimanche du Temps Ordinaire, avant la Solennité du Christ-Roi, nous apprend Radio Vatican.

Cette journée a été instituée par le Pape lui-même, au terme du Jubilé de la Miséricorde, «pour que les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage signe concret de la charité pour les derniers et ceux qui sont le plus dans le besoin». Dans ce message dense et percutant, François exhorte avec force l’Eglise à entendre le cri des pauvres, à créer les conditions d’une rencontre «authentique» avec eux et d’un partage qui devienne «style de vie». Ecouter la synthèse de Manuella Affejee pour Radio Vatican :

 

Pour lire le texte complet du message, c’est ici. Extrait :

« Un pauvre crie ; le Seigneur l’entend » (Ps 33, 7). Depuis toujours, l’Église a compris l’importance de ce cri. Nous avons un grand témoignage dès les premières pages des Actes des Apôtres, où Pierre demande de choisir sept hommes « remplis d’Esprit Saint et de sagesse » (6, 3), afin qu’ils assument le service de l’assistance aux pauvres. C’est certainement l’un des premiers signes par lesquels la communauté chrétienne s’est présentée sur la scène du monde : le service des plus pauvres. Tout cela lui était possible parce qu’elle avait compris que la vie des disciples de Jésus devait s’exprimer dans une fraternité et une solidarité telles qu’elles doivent correspondre à l’enseignement principal du Maître qui avait proclamé heureux et héritiers du Royaume des cieux les pauvres (cf. Mt 5, 3).

[…]

Tous ces pauvres – comme aimait le dire le Pape Paul VIappartiennent à l’Église par « droit évangélique » (Discours d’ouverture de la 2ème session du Concile Œcuménique Vatican II, 29 septembre 1963) et exigent l’option fondamentale pour eux. Bénies, par conséquent, les mains qui s’ouvrent pour accueillir les pauvres et pour les secourir : ce sont des mains qui apportent l’espérance. Bénies, les mains qui surmontent toutes les barrières de culture, de religion et de nationalité en versant l’huile de consolation sur les plaies de l’humanité. Bénies, les mains qui s’ouvrent sans rien demander en échange, sans « si », sans « mais » et sans « peut-être » : ce sont des mains qui font descendre sur les frères la bénédiction de Dieu.

A lire aussi, l’interview dans La Vie d’Étienne Villemain, fondateur de l’association Lazare (qui propose des colocations entre jeunes actifs et sans-abri) qui avait suggéré au pape François l’idée d’une telle journée en novembre dernier, lors du rassemblement Fratello à Rome. Il a été entendu au-delà de ses espérances, explique-t-il à La Vie.