Qu’il me tarde d’être perdu dans cette foule de suppliants

« Au moment de la guerre d’Algérie, le degré de tension inspira à l’abbé Jean-Marie Lustiger, alors aumônier des étudiants du Quartier latin, une initiative singulière : rassembler tous les protagonistes dans une même prière à Notre-Dame de Paris. C’est ainsi que l’on vit François Mauriac et Georges Bidault, ennemis résolus sur la scène politique, affirmer leur communion, grâce à l’Église, leur mère indivisible. ‘Qu’il me tarde d’être perdu dans cette foule de suppliants’ écrivait l’auteur du Bloc-notes. Nous n’en sommes pas, fort heureusement, à un tel degré d’opposition entre chrétiens. Mais nous savons que l’Église-communion est notre recours et notre sauvegarde dans tous les moments critiques. Il nous faudra poursuivre cette réflexion, ne serait-ce que pour envisager ce que Jean-Luc Marion appelle ‘un moment catholique’.

Gérard Leclerc sur france-catholique.fr