« Il faut éviter toute confusion entre identité politique et confessionnelle » (JL Marion)

A l’occasion de la sortie de son ouvrage, Brève apologie pour un moment catholique, Jean-Luc Marion, philosophe, académicien, répond aux questions du Monde des Livres. Parmi les réponses apportées, on peut retenir celle-ci :

Pour revenir à l’actualité, n’avez-vous pas le sentiment que le « moment catholique » de l’élection présidentielle a été raté avec l’échec de la candidature d’un François Fillon ?

Mon livre se veut plutôt un appel aux catholiques à accepter un examen de conscience sur le ratage qu’ont constitué deux alliances politiques, l’une à droite et l’autre à gauche. Il serait temps qu’ils renoncent à l’une comme à l’autre. En un sens, ma démarche va contre ce que certains catholiques ont cru lire dans la candidature de François Fillon.

Il faut éviter toute confusion entre identité politique et confessionnelle, non seulement parce qu’elle est vouée à l’échec, mais aussi parce qu’elle est contradictoire avec la théologie chrétienne de l’histoire. Lire la suite

On est là au cœur même du sens du martyre

« Il aurait pourtant suffit de réagir comme saint Pierre au soir du jeudi saint : ‘Jésus ? Je ne connais pas cet homme’. Ou de proclamer la shahâda. Quelques mots, quelques secondes… qu’est-ce donc devant une vie ? Les premiers chrétiens ont connu ce terrible dilemme. ‘Brûlez quelques grains d’encens devant la statue de César, leur disait-on, au pire, faites semblant, personne n’en saura rien. Et vous aurez la vie sauve !’.

S’il suffit réellement d’un mot pour sauver la vie d’enfants, de ses propres enfants, n’est-il pas préférable de le prononcer, quitte à mentir ? Renier ses convictions les plus intimes pour la survie des siens, n’est-ce pas une forme de courage ? Ne pas le faire, n’est-ce pas, finalement, de l’obstination, du fanatisme, le même que celui qu’on reproche aux bourreaux ?

On est là au cœur même du sens du martyre.

Abbé Paul Amar sur padreblog.fr

Célébration du 50e anniversaire de la création du diocèse de Nanterre

La célébration sera marquée ce dimanche 11 juin par des festivités à Colombes. Entretien avec le Père Hugues de Woillemont, vicaire général du diocèse de Nanterre.

« Le diocèse de Nanterre est né en 1966 après la création des départements de la ceinture parisienne (1964). Il correspond au département des Hauts-de-Seine, de la taille de l’île d’Oléron (176 km2) où vivent 1,6 millions d’habitants. Sainte-Geneviève (née en 420 à Nanterre) est la sainte patronne de notre diocèse, marqué également par d’autres figures : Saint Clodoald, Saint Vincent de Paul, l’abbé Frantz Stock ou l’abbé Guérin…  Le département compte 36 communes et il y a actuellement 50 curés. 175 prêtres sont en mission dans les paroisses, dont 125 de moins de 75 ans. Une cinquantaine de diacres permanents, 235 laïcs en mission ecclésiale dont 71 chefs d’établissements catholiques, et des milliers de baptisés ! Monseigneur Michel Aupetit, l’évêque actuel est le quatrième évêque de Nanterre. Notre diocèse a vécu un synode marquant en 1990-1992, À cause de l’Évangile qui a beaucoup œuvré pour une bonne collaboration entre ministres ordonnés et laïcs ».

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Parole du jour

Je veux louer le Seigneur tant que je vis,
Chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.
Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
Qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu.

Psaume 145

Questions biopolitiques aux candidats

« Alliance VITA considère indispensable de mettre en œuvre, durant le prochain quinquennat, des mesures concrètes pour assurer un meilleur respect des personnes les plus fragiles de notre société.

Ces mesures sont ici regroupées en 5 thèmes qualifiés de « biopolitiques » : ils concernent les politiques publiques à conduire pour favoriser la protection de la vie humaine. Les députés sont directement concernés par les mesures à mettre en œuvre dans ces domaines.

Ensemble, demandons aux candidats de notre circonscription de se prononcer sur l’une ou l’autre de ces propositions, selon les centres d’intérêt ou les préoccupations personnelles de chacun. Vous pouvez les interpeller par divers moyens : lettres, mails, messages sur Facebook et/ou Twitter, échanges sur le marché ou lors d’une réunion publique, coups de téléphone à la permanence du candidat…

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Comment un État, qui se doit de protéger le plus faible, …

« Je ne voudrais pas, aujourd’hui, remettre en débat la question de la dépénalisation de l’avortement. Je ne voudrais pas non plus considérer à partir de ce chiffre les femmes, les couples ou les familles qui, dans la douleur de conditions toujours particulières, pas toujours bien éclairés, font le choix de l’avortement. Je préfère simplement interroger ce dont ce chiffre témoigne, et ce qu’il dit de notre société.

Comment une société peut-elle en effet permettre que plus de 95 % de personnes chez qui une trisomie 21 a été détectée ne voient finalement jamais le jour ? Comment peut-elle admettre que dans 95 % des cas l’accueil d’une telle personne ne serait pas possible ? Comment, au regard de ce chiffre important, un État qui se doit de protéger le plus faible ne se remet-il pas radicalement en question pour aider et soutenir de toutes ses forces les femmes ou les familles qui feraient le choix de l’accueil ? Pourquoi ne fait-il pas tout pour leur faire comprendre qu’un tel accueil est possible ? Comment une société humaniste peut-elle se contenter d’un tel constat ? »

Marianne Halleux sur lesoir.be

Mgr André Fort, évêque émérite d’Orléans, mis en examen


La Conférence des évêques de France a appris la mise en examen de Mgr André FORT, évêque émérite (c’est-à-dire à la retraite) d’Orléans pour non-dénonciation d’actes pédophiles. Tout en redisant l’importance de la présomption d’innocence dans le droit français, la CEF rappelle ce qu’elle a dit à plusieurs reprises : sa confiance dans la justice de notre pays, sa volonté de coopérer avec elle et son désir profond d’accueillir, d’écouter et d’accompagner les victimes.

D’après La République du Centre

Celui qui fut évêque d’Orléans de 2002 à 2010 […] est mis en examen pour non dénonciation de crime. Un acte de procédure décidé par le juge d’instruction qui implique qu’il « existe des indices graves et concordants » laissant penser qu’il a délibérément tenu à l’écart la justice des agissements de l’abbé Pierre de Castelet. Depuis 2012, cet ancien prêtre de Lorris est mis en examen pour des agressions sexuelles présumées commises lors d’un camp d’été qui s’était déroulé en juillet 1993 dans les Pyrénées-Atlantiques. Trois jeunes hommes, âgées d’une douzaine d’années au moment des faits, se sont à ce jour constitués parties civiles.