L’université Al-Azhar sous pression ?

« Depuis son accession au pouvoir, le président Abdel Fattah al-Sissi, un général volontiers présenté comme un religieux observant, ne cesse d’appeler Al-Azhar à réformer son discours pour qu’il soit ‘en accord avec son temps’. ‘Le monde entier est suspendu à vos lèvres, car la nation islamique (oumma) entière est déchirée’, a-t-il lancé fin décembre 2014 à Ahmed Al Tayyeb dans son discours du Nouvel An. ‘Nous ne faisons pas assez, reprochait-il, le problème n’a jamais été notre foi. Il est peut-être lié à une idéologie que nous sanctifions’.

Désormais, une partie de la presse ajoute ses critiques aux siennes, accusant Al-Azhar de contribuer à diffuser l’extrémisme. Le présentateur de télévision Islam el-Behairy a ainsi vertement critiqué les programmes d’Al-Azhar et notamment l’enseignement d’hadiths (propos ou gestes prêtés à Mohammed par la tradition islamique) ‘incitant à la violence' ».

Anne-Bénédicte Hoffner dans La Croix