Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie

« Ce piteux concours n’incline pas à sourire. À force de réalisme électoral, c’est-à-dire de cynisme, on contribue ainsi à faire éclore ce populisme qu’on promettra ensuite de combattre, avec des effets de manche. Un peu de mépris, ces jours-ci, nous gagne. N’y cédons pas. Chateaubriand écrit, dans ses Mémoires d’outre-tombe : ‘Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux' ».

Jean-Claude Guillebaud, dans La Vie