Revue de Presse : des évêques engagés

Les évêques qui secouent les partis à l’approche des élections ! Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un cri d’alarme et d’une « critique sans concessions envers la classe politique du pays » qui sont lancés par les évêques du Kenya à quelques mois des élections. « Les situations chaotiques que nous voyons démontrent combien le système politique que nous avons en ce moment au Kenya est fragile » rapporte Radio Vatican. Ces évêques critiquent également la « manipulation et les abus » commis par des « personnages sans intégrité et qui ne sont pas assez mûrs pour bien discerner entre le bien et le mal. De telles personnes ne devraient pas être autorisées à se présenter à des fonctions électives en premier lieu ». C’est dit !

D’autres évêques appellent pour leur part à un « patriotisme chrétien “solidaire”, pas “égoïste” ». C’est en Pologne que ça se passe. Selon La Croix, « la Conférence épiscopale polonaise a encouragé, dans un document publié vendredi 28 avril, l’essor d’un patriotisme chrétien “respectueux des autres cultures et des autres convictions religieuses” ». Le journal nous apprend également que « le Conseil pour les questions sociales de la Conférence épiscopale polonaise (KEP) a mis en garde le pays contre l’émergence de positions “générées par l’égoïsme individuel et national, qui se ferme face aux autres communautés nationales et à l’entière communauté humaine” ».

Et encore plus loin de nous, au Brésil, ce sont carrément 93 évêques qui ont appelé à la grève générale, via des communiqués ou des clips vidéo ! Le portail catholique suisse explique ainsi : « Alors que la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) affirmait, à la veille du 1ermai, sa solidarité avec les travailleurs et les 14 millions de chômeurs que compte le pays, le Brésil a connu vendredi 28 avril 2017 une grève générale historique qui a paralysé les plus grandes villes avec des dizaines de millions de personnes dans la rue. Cette grève générale (…) avait été convoquée par les mouvements sociaux, les organisations syndicales et par près d’une centaine d’évêques ».

Mais force est aussi de constater qu’entre le Kenya, la Pologne, le Brésil et la France, le contexte est fort différent. Donc arrêtons de tirer sur les évêques, de les obliger à se positionner, et l’Eglise restera au milieu du village !