Un catholique peut-il diaboliser un projet, ou un candidat ?

« Diaboliser un programme ou un projet, oui totalement ! Et l’Église ne s’est jamais gênée de le faire face aux grandes idéologies. Un projet peut être idéologique et intrinsèquement pervers en s’appuyant sur une anthropologie – le pape Benoît XVI a souvent insisté dessus – sectaire ou sur une anthropologie fermée à la valeur transcendante de la personne humaine. Tout programme, si c’est vraiment un programme cohérent, repose sur une certaine conception de l’Homme et de la société, sinon c’est une succession de promesses pour récupérer un électorat.

En revanche, on ne peut jamais diaboliser une personne. Une personne peut changer, elle peut regretter son projet ou ne pas l’appliquer. Il ne faut pas diaboliser les personnes, en sachant qu’il y a chez les hommes politiques un sens du service et de l’abnégation ».

Mgr Ravel sur famillechretienne.fr

Une veillée pour les vocations ?

Vendredi 12 mai 2017, une veillée pour les vocations est organisée par le diocèse des Hauts-de-Seine, avec la présence de Monseigneur Michel Aupetit, Évêque de Nanterre.

Vous êtes invités à y participer à partir de 20h30, à l’église Notre-Dame de Boulogne, 2 rue de l’Eglise 92100 Boulogne-Billancourt.

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A bas la Calotte et vive la Sociale !

Les temps sont durs. Dans l’ambiance lourde de cet entre-deux-tours, il nous manque des occasions de sourire. La Fédération Nationale de la Libre Pensée nous la fournit en dénonçant une « gigantesque Propagandastaffel [qui tente] de faire plier tous ceux qui disent NON ! et qui refusent les diktats de la pensée unique », et voudraient les contraindre à appeler à voter Macron, ce « social-catholique élevé aux biberons de la Doctrine sociale de l’Eglise ».

Mazette, on ne l’avait pas vue venir, celle-là*.

* Pas plus que l’idée de dénoncer dans d’éventuelles pressions à appeler à voter contre le FN l’équivalent de l’entreprise de propagande nazie. Vous avez le bonjour de la libre pensée… Si la Sociale s’égare, La Croix s’engage.

Présidentielle, La Croix s’engage

Ce n’est pas si fréquent : La Croix s’engage dans le débat présidentiel. Si La Vie l’a déjà fait, de façon attendue mais pas moins notable, par la plume de Jean-Pierre Denis dans un edito intitulé A question simple, réponse claire, ce n’est que la deuxième fois que La Croix exprime ainsi un choix en plusieurs décennies. Après 2002, elle a donc choisi de le faire de nouveau :

Nous n’acceptons pas l’idée d’un choix déterminé par la crainte. Crainte de l’avenir, de l’Europe, du monde, de l’étranger, de l’autre. Nous ne pouvons nous résigner à ce que l’on élève des clôtures autour de la France et que l’on introduise des séparations entre les habitants de notre pays en fonction de leur nationalité. Face à ce qui risque d’advenir avec Marine Le Pen, l’abstention ne suffit pas. Le programme d’Emmanuel Macron ne peut recueillir notre pleine adhésion, nous l’avons déjà écrit. Mais parce que ce candidat a fait un choix de rassemblement et de confiance dans l’avenir, nous lui apportons notre soutien.

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« Héritiers d’une tradition d’accueil de tout un-chacun »

La Conférence des Religieuses et Religieux de France (CORREF) intervient à son tour, à sa manière, dans le débat électoral :

En ces jours d’élections capitales pour l’avenir de notre pays, nous, Conférence des Religieuses et Religieux de France (CORREF), nous nous sentons héritiers d’une tradition d’accueil de tout un-chacun – quelle que soit sa condition, sa religion ou sa nationalité -, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Engagés à créer du lien entre les personnes et riches de la dimension internationale de nos Instituts, nous refusons de souscrire à toute logique de discrimination, de repli sur nous-mêmes, d’exclusion et de peur.

« La Politique n’est pas le dernier mot de la vie des hommes »

Intéressants éléments de Mgr Aillet en vue du second tour : il appelle au discernement, à la prudence et il nous invite à demander à l’Esprit Saint le don de Conseil.

 

Quel que soit le résultat des élections du 7 mai, nous n’oublierons pas pour autant que la Politique n’est pas le dernier mot de la vie des hommes. Après le 7 mai, il sera toujours urgent pour les catholiques d’annoncer l’Evangile avec la conviction « qu’il répond aux nécessités les plus profondes des personnes parce que nous avons tous été créés pour ce que l’Evangile nous propose : l’amitié avec Jésus et l’amour fraternel » (Pape François, Evangelii Gaudium n. 265).

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Pensée du jour

Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien.
Le langage est source de malentendus.

Antoine de Saint-Exupéry