Bernanos contre Dandrieu

« Il n’est pas toujours facile de prendre notre part de la souffrance du prochain, de la comprendre. Seulement, il ne faut jamais la tourner en dérision, la déshonorer.

Dans notre pauvre petit monde, la douleur, c’est le bon Dieu. On passe à côté de lui sans le reconnaître, bon ! Mais l’ayant reconnu, l’outrager, oh ! cela est grave, très grave.

Qu’est-ce que Dieu nous demande de plus ? Peu de chose. Le regret d’avoir fait le mal, le désir de le réparer, parfois un seul petit regard de rien vers le ciel, le souhait d’être meilleur, de savoir, de comprendre… » (Georges Bernanos)

Marc Leroy a assisté à une conférence de Laurent Dandrieu, sur les thèses qu’il développe, contre l’enseignement constant de l’Eglise, dans son livre « Eglise et immigration – Le pape et le suicide de la civilisation européenne », et cela a donné ce billet vigoureux, à découvrir sur son blog.

Extrait :

Ainsi la critique acerbe de l’Europe, autre bouc émissaire de tous nos malheurs, se retrouve partagée par Dandrieu et l’extrême droite. Confort et paresse ont endormi les souvenirs des souffrances et combats passées de nos pères et nous fermeraient le cœur au lieu d’ouvrir celui-ci à ceux qui, aujourd’hui, sont à leur tour confrontés aux souffrances : guerres, famines, errances, trafics… Assurément, le magnifique discours du Pape pour les 60 ans du traité de Rome n’a pas dû faire très plaisir à Laurent Dandrieu et ses condisciples : « Là où des générations aspiraient à voir tomber les signes d’une inimitié forcée, on se demande maintenant comment laisser au dehors les « dangers » de notre époque : en commençant par la longue file des femmes, hommes et enfants qui fuient la guerre et la pauvreté, qui demandent seulement la possibilité d’un avenir pour soi et pour leurs familles. »

Source : Livresque