Le prêt-à-penser néolibéral

Dans son bloc-note sur La Vie, Jean-Claude Guillebaud nous présente brièvement un ouvrage qui vient de paraître aux éditions de l’Atelier : Reprendre le contrôle de la dette, par Lord Adair Turner.

Lord Adair Turner « fut longtemps le chef des « patrons » de Grande-Bretagne. L’équivalent outre-Manche de notre président du Medef, Pierre Gattaz. » Et c’est le jésuite Gaël Giraud, jésuite, économiste et docteur en mathématiques appliquées bien connu pour sa critique du modèle économique néolibéral, qui préface l’ouvrage ; un livre « explosif », selon Jean-Claude Guillebaud.

Turner pointant la dangerosité du prêt-à-penser néolibéral et anticipant une nouvelle crise économique, la lecture de Jean-Claude Guillebaud lui fait dire que « la rupture avec ce prêt-à-penser est plus urgente que jamais ».

S’il prenait le temps de consulter ces pages, Pierre Gattaz se rendrait compte que, sur le terrain économique, il est en retard d’une guerre. Son homologue britannique avoue quant à lui avec courage avoir « manqué de clairvoyance » (ce sont ses mots) lors de la crise financière mondiale de 2008. De proche en proche, il en est venu à entrer en dissidence, comme l’avait fait avant lui l’Américain Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001 et ancien vice-président de la Banque mondiale.

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