Le Christ, compagnon de galère

Au cours de la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, le Pape François a particulièrement insisté sur le fait que la résurrection du Christ accomplit pleinement la libération de l’esclavage, dont la sortie des hébreux d’Egypte est le modèle. Revenant sur les différentes formes d’esclavage, du péché et de la mort, il a prié pour que le Christ ressuscité, le bon pasteur qui conduit ses brebis, à l’instar de Moïse au désert, soit un véritable compagnon pour tous ceux qui vivent de véritables tragédies humaines et sociales :

Le Pasteur Ressuscité va chercher celui qui est égaré dans les labyrinthes de la solitude et de la marginalisation ; il va à sa rencontre à travers des frères et des sœurs qui savent s’approcher avec respect et tendresse et faire entendre à ces personnes sa voix, une voix jamais oubliée, qui les rappelle à l’amitié avec Dieu. Il prend en charge tous ceux qui sont victimes des anciens et des nouveaux esclavages : travaux inhumains, trafics illicites, exploitation et discrimination, graves dépendances. Il prend en charge les enfants et les adolescents qui sont privés de leur insouciance pour être exploités ; et qui a le cœur blessé par les violences subies à l’intérieur des murs de sa propre maison.

Victimes de conflits armés ou de famines, réfugiés, migrants, ont été au coeur de la prière du Pape : la population syrienne, celle de Terre Sainte, d’Irak, du Yémen, du Soudan, de Somalie et de RDC, mais aussi d’Amérique latine et de « la bien-aimée terre d’Ukraine », et – dans une autre mesure –  les européens qui traversent des difficultés en raison du manque de travail, « surtout pour les jeunes ».

A tous ceux-là, le pape veut annonce que le Christ ressuscité est leur pasteur bien aimé, leur compagnon de galère ! Et il veut leur faire entendre cette belle et grande annonce : Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! Si vous l’avez manqué, le texte entier est à lire ici.