Bénédiction urbi et orbi. Un message rituel ?

« Lorsque le Pape Benoît XV tentait une médiation pour arrêter les massacres de la Première Guerre mondiale, il n’était pas plus écouté. Il était même contredit, de la façon la plus cinglante en France, jusque dans la chaire de certaines églises.

Ce n’est pas une raison pour se taire. Si le Pape se taisait, le sang répandu crierait pour lui. Jésus ne disait-il pas, à propos de ses disciples le jour des Rameaux : « Si eux se taisent, les pierres crieront. » Le Pape ne peut pas laisser les pierres crier à sa place, sous peine, oserais-je dire, de défaillir. Selon le mot de saint Ignace d’Antioche, dès le premier siècle, l’Église de Rome préside à la charité ».

Gérard Leclerc sur france-catholique.fr