Je ne sais plus sur quoi fonder mon espérance, sinon sur Dieu

« Désormais, 95% des chrétiens partiraient s’ils le pouvaient, pense le père Imad. “L’Église leur dit ‘restez !’, ils nous répondent ‘mais pourquoi ?’ et c’est vrai que nous sommes impuissants”. Plus que la pauvreté, c’est l’épuisement et le manque de perspective qui marque partout en Syrie. Du haut de sa cathédrale cernée par les ruines, l’évêque maronite, Mgr Tobji, pourtant le sourire éternellement accroché aux lèvres, avait fait part de ses états d’âme : “Je ne sais plus sur quoi fonder mon espérance, sinon sur Dieu. C’est lui, le Seigneur de l’histoire, qui peut changer les cœurs”. Dans un pays déchiré, les espoirs humains ont été engloutis dans la guerre ».

Alep, Homs, Maaloula, Vallée des chrétiens… par Laurence Desjoyaux