Voter c’est discerner

Un article publié dans La Croix hier rappelle l’apport de la doctrine sociale de l’Eglise pour les chrétiens en période électorale.

La DSE n’est évidemment pas un critère de vote unique invitant à se tourner vers un candidat et un programme. L’article resitue bien la notion de « points non négociables » dans les textes dont elle est issue : la liste de ces points recoupe différents aspects de la dignité humaine, en matière d’éthique comme en matière d’économie. Plus largement, le Pape Benoît XVI avait invité, dans les textes concernés, au « respect du bien commun ». Comme a pu le dire Mgr Jean-Luc Brunin, « voter, c’est discerner ».

En resituant la doctrine sociale sous cet angle, l’article nous invite à trois actes concrets : le discernement n’est évidement pas sans lien avec la prière, véritable nourriture du discernement. Mais ce dernier nous tourne aussi vers le dialogue, notamment entre catholiques, afin de confronter nos réflexions et d’enrichir ce temps de discernement. Enfin, on peut se demander jusqu’où doit aller le discernement autour de candidats que l’on considèrerait comme « les moins pires » et si le discernement ne doit pas se porter aujourd’hui sur l’acte du vote en tant que tel, en tous cas sur la crise politique et l’urgence d’un engagement renouvelé des chrétiens. Ces élections nous invitent à nous demander, pour reprendre les mots du Pape François, que faire pour ne pas se contenter de regarder « du balcon » ? Comment répondre autrement que par le vote à notre insatisfaction politique ?