Des chrétiens syriens survivants de Daech témoignent

C’est un témoignage bouleversant que nous donne à lire Laurence Desjoyaux dans La Vie : « pendant plusieurs mois, voire plusieurs années pour certains, une poignée de chrétiens a vécu sous la coupe du groupe État islamique dans son bastion syrien de Raqqa. » A l’été 2014, Ruba, son époux Yousef et leurs enfants réussissent à fuir Raqqa, sous la domination des djihadistes depuis un an. Vanis y restera quant à lui jusqu’en 2016.

Ils ont détruit les croix de plusieurs églises et les ont remplacées par leur drapeau , se souvient Ruba. Ils ont brûlé des objets religieux et nous ont interdit d’y pratiquer notre foi. Nous devions prier uniquement dans nos maisons. Mais nous avons eu tellement peur que j’ai retiré tous les signes religieux visibles chez nous.

A partir de janvier 2014, les chrétiens de Raqqa doivent se soumettre aux règles de Daech : « On nous a demandé de nous convertir, de payer la djizia ou bien de partir. » Vanis, un chrétien arménien décidera de rester, jusqu’à être complètement ruiné. Il raconte :Lire la suite

Parole du jour

Si vous demeurez fidèles à ma parole,
Vous êtes vraiment mes disciples ;
Alors vous connaîtrez la vérité,
Et la vérité vous rendra libres.

Jean 8

Vote blanc, discernement et intransigeance

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, appelle les chrétiens non seulement à voter, mais aussi à éviter l’abstention ou le vote blanc.

Voter, c’est choisir. Voter blanc peut être un aveu d’absence de discernement ou d’une attitude puriste et intransigeante. Comme la politique est toujours un « art du compromis », un chrétien ne peut s’abstenir de voter.

Il s’explique dans un entretien à La Croix :

Ces derniers temps, au cours de mes échanges avec des chrétiens, j’entends souvent : « Quand on voit ce spectacle désolant, on n’ira pas voter ou on votera blanc. » Devant cette attitude de dépit, je leur dis : « Est-ce un acte responsable ? » Leur discours revient plus ou moins à dire : je refuse de discerner ce qui me semble être le mieux pour l’avenir de mon pays, ou alors, il y a tel ou tel élément « non négociable » sur lesquels je ne veux pas transiger, donc je ne me mouille pas. De la part d’un chrétien, ce n’est pas une attitude juste.