Le Pape autorise la FSSPX à célébrer des mariages licites et valides

FSSPX

Le Pape François autorise la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à célébrer le mariage de ses fidèles. Le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, précise que le Saint-Père « a décidé d’autoriser les ordinaires du lieu à concéder aussi des permissions pour la célébration de mariages de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité ».

Le Pape avait récemment accordé à tous les prêtres de la Fraternité les pouvoirs de confesser validement les fidèles, [pour] « contribuer à rasséréner la conscience des fidèles » malgré donc, la persistance du schisme.

Cette dernière décision s’inscrit dans cette ligne pastorale, visant à ramener la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans la pleine communion. Différents types de rencontres et d’initiatives ont lieu depuis longtemps pour atteindre ce but.

Radio Vatican

Merci au Saint Père pour cette main tendue, signe de la miséricorde du Père qui attend sans cesse le retour du fils prodigue. Et prions pour le retour à l’unité de l’Eglise !

La laïcité menacée ?

« Surprenante polémique dans la ville de Bourgoin-Jallieu (Isère). Pour répondre à l’augmentation du nombre d’électeurs dans cette ville, la mairie a décidé d’installer trois bureaux de vote pour les élections présidentielles dans le gymnase d’un collège privé catholique. Il n’en fallait pas plus pour susciter le courroux du Comité 1905 Auvergne Rhône-Alpes.

Dans une lettre datée du 21 mars, le Comité 1905 interpelle le maire de Bourgoin-Jallieu au sujet de ce bureau de vote. ‘Notre République laïque n’a-t-elle pas suffisamment de locaux pour devoir utiliser des locaux confessionnels ?’, interroge l’association. ‘Demander à des athées ou des agnostiques, à des croyants d’autres religions (…) de se rendre dans un établissement catholique pour aller voter, est-ce une image acceptable de nos institutions ?' ».

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Et là-dessus, je serais presque nietzschéen…

« Jacques Julliard écrivait hier dans Le Figaro que dans cette campagne la morale avait aboli la politique. Je ne suis pas sûr que ce soit la morale, car trop souvent sous couvert d’exigences éthiques, ce sont les passions troubles qui sont à l’œuvre ou que l’on excite à l’envie. Et là-dessus, je serais presque nietzschéen pour fustiger cette moraline qui joue sur le ressentiment ».

Gérard Leclerc sur France Catholique

Kundera : un amour angoissé, têtu, nostalgique pour la France

« La culture ne peut pas diviser, au contraire : ce n’est qu’en elle que nous pourrons puiser des raisons d’aimer la France, sans  chauvinisme sectaire, mais pour partager largement son aventure singulière. Pourquoi sinon être français, et pourquoi le devenir, si la France n’existe pas ? Car la France est une culture. L’un des plus grands écrivains à l’avoir épousée, Milan Kundera, l’expliquait ainsi : ‘L’ambiance spirituelle de toute ma jeunesse tchèque fut marquée par une francophilie passionnée’. Et si cette passion résiste encore, dans le monde entier, même aux erreurs et aux fautes de notre pays dans l’histoire, c’est parce que ‘l’amour de la France ne résidait jamais dans une admiration des hommes d’État français, jamais dans une identification à la politique française ; il résidait exclusivement dans la passion pour la culture de la France : pour sa pensée, sa littérature et son art’. Kundera avertissait déjà : une mondialisation qui nie les cultures ne pourra qu’aboutir à l’effacement de la France, ‘et l’indifférence à la France deviendra francophobie’.

Toute culture est fragile, nous le savons, et celle que nous avons reçue l’est plus que jamais aujourd’hui – comme l’écrivait Kundera : ‘Une raison de plus d’aimer la France ; sans euphorie ; d’un amour angoissé, têtu, nostalgique' ».

François-Xavier Bellamy, sur fxbellamy.fr

Le mot d’Alcide

De la prière.
Pour dire à Dieu ce qu’il veut, rien ne te manque. Mais pour lui dire ce que tu veux, beaucoup te manque.
(Alcide manquait de temps, de place, de silence…)

Alcide, Madeleine Delbrêl

Parole du jour

Seigneur, entends ma prière :
Que mon cri parvienne jusqu’à toi !
Ne me cache pas ton visage
Le jour où je suis en détresse !
Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
Viens vite, réponds-moi !

Psaume 101

Mais qu’est-ce qu’« entrer en tentation » ?

Jean-Pierre Denis revient sur la nouvelle traduction du Notre-Père :

« Mais qu’est-ce qu’entrer en tentation ? Dans quel tourment Dieu peut-il empêcher le croyant d’entrer ? La nouvelle traduction et les notes exégétiques qui l’accompagnent ne s’arrêtent pas sur la question, comme si la réponse était évidente. Pourtant, c’est bien là l’enjeu de cette sixième demande du Notre Père et de sa modification ».

Et il en profite pour faire référence à l’ouvrage de notre cher co-fondateur du Samaritain, Joël Sprung : Notre Père, cet inconnu.