Notre ultramodernité est à bout de souffle

Marie-Lucile Kubacki a rencontré une trentaine de chrétiens, pour La Vie et en a retiré cet article passionnant « Voter en chrétien, est-ce possible ? », comme en écho aux interrogations et éclairages délivrés par Pierre Manent. Il ne se résume donc pas à sa chute mais elle vaut en elle-même sa lecture. Comme en écho aux (l’Eglise et les catholiques ont-ils encore quelque chose à dire au pays ?), Antoine Arjakovsky, historien, de confession chrétienne orthodoxe, codirecteur du pôle « société, liberté, paix » du Collège des Bernardins souligne ceci :

« Notre ultramodernité est une pensée qui en vient à douter de tout et c’est la raison pour laquelle les fondamentalistes réagissent parce qu’ils ont besoin de se construire sur des vérités. C’est cela le malaise profond. On vit dans une période d’incertitude, de remise en cause. Mais c’est aussi pour les chrétiens une opportunité pour ressortir une vision équilibrée, d’espérance et de joie. »

Le fondamentalisme est une surréaction aux dérives de l’ultramodernité. Mais pour qui entend se construire une sagesse, une Vérité, le christianisme a son mot à dire, dans « un esprit de force, d’amour et de pondération » (deuxième lettre de Saint Paul à Timothée), pas de fondamentalisme.

Voter en chrétien, est-ce possible ?, La Vie