Mgr Pontier ne prend *vraiment* pas parti

Mgr Georges Pontier ne prend vraiment pas parti et développe d’autres sujets de profonde préoccupation de l’Eglise, parallèlement au rapport à l’argent et à la place de l’étranger. Outre la place des musulmans dans nos sociétés, dans son allocution très politique (au sens noble), il évoque également la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle – et ceux qui veulent constitutionnaliser l’inverse peuvent se sentir concernés à juste titre.

Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Église catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle.

Il évoque encore la famille et la filiation :

La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. (…) Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

Ainsi Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des Evêques de France, ne prend-il pas parti, ou ne prend-il qu’un seul parti, celui de l’Homme et de sa dignité.