Entre sécurité et liberté

« Certaines questions, en effet, auraient dû être examinées en urgence et avec loyauté. Gommées par les affaires, elles referont surface un jour ou l’autre, mais de la pire façon. Prenons un seul exemple, celui du fantasme sécuritaire. L’expression surprendra peut-être, car face au terrorisme, nous aspirons tous – légitimement – à la sécurité. Mais c’est bien de fantasme qu’il s’agit. La promesse est empoisonnée. Elle aura fini par piéger nos gouvernants, comme le montre la question insoluble de la levée de l’état d’urgence ».

Jean-Claude Guillebaud, dans La Vie