Et pourquoi pas un jeûne de connerie ?

cell-phone-1245663_1920-690x450Résumer ainsi le propos d’Inés San Martín, correspondante de Crux au Vatican, c’est le reformuler d’une manière que d’aucuns pourraient juger abrupte mais c’est encore faire montre d’une espérance renouvelée en nos frères et sœurs. Son propos était initialement titré « For Lent, how about giving up knee-jerk reactions on Twitter? », ce qui pourrait se traduire par : « et pourquoi ne pas abandonner les réactions pavloviennes/instinctives sur Twitter ? ».

De fait, si quelques jours après le début du Carême, nous cherchons encore un effort à faire qui puisse nous rapprocher de Dieu, pourquoi pas arrêter d’être cons ?

L’auteur prend l’exemple de ces réactions désespérantes sur Twitter, dans lesquelles l’éruptif concerné se borne à réagir au seul titre d’un article, sans l’avoir lu et alors que bien souvent l’article vient le modérer (elle cite ici notamment l’épisode dans lequel on a imputé au pape de préférer que l’on soit athée plutôt qu’être hypocrite, soit renier Dieu plutôt qu’être pécheur – ce que, donc, il n’avait pas dit). Elle vise aussi toutes ces réactions sous les tweets des uns et des autres, et notamment du pape, par lesquels les twittos semblent se décharger d’une juvénile agressivité et qui nuisent ainsi à la juste paix de chacun.

La suggestion peut paraître optimiste. Car si je distingue bien le con en l’autre – lui qui ose tout – je peine souvent à identifier le con en moi. Reste un faisceau d’indices : si je ne clique même pas sur le lien qui accompagne le tweet, si je twitte dans la seconde, si je sens que je vais leur déchirer leur race et si p… ça soulage, il y a de fortes chances que j’aie twitté con. Ce ne sont que des indices, pas une preuve irréfragable, mais de bons indicateurs. Et le bénéfice est évident, car la paix que je fous aux autres revient sur moi comme une bénédiction. A essayer.

La tribune de Crux