Désormais, c’est aux chrétiens de choisir librement ce qu’ils souhaitent faire.

Monseigneur Pascal Gollnisch
Monseigneur Pascal Gollnisch – Photo PND

Mgr Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, est interviewé dans Paris Notre-Dame :

Vous revenez tout juste d’Irak, après avoir passé dix jours, fin janvier, dans la plaine de Ninive, au nord du pays. Pourquoi ce voyage ?

Voilà deux ans que les chrétiens ont été chassés de ces villages par les troupes de Daesh. Grâce à la coalition et à son appui aérien, et grâce aux troupes irakiennes et kurdes au sol, ces villages ont pu être progressivement repris depuis octobre. Mais ces zones restent des zones de guerre et sont sous contrôle militaire. […]

Beaucoup d’habitants sont revenus rapidement pour revoir leur maison. Or, devant l’ampleur des destructions, certains se posent la question : que faut-il faire ? Quitter l’Irak ? Reconstruire ? Il y a quelques années, c’étaient les anciens qui s’accrochaient à leur maison et à leur terre. Les jeunes, eux, voulaient partir. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Quand les anciens ont vu leur maison détruite, ils se sont dit : « Assez ! » Mais pour les jeunes, plus question de partir dans ces conditions. On sent donc une réelle hésitation au sein de la population. […]

Désormais, c’est aux chrétiens de choisir librement ce qu’ils souhaitent faire, et pour cela, il faut qu’ils aient tous les éléments pour décider. Mais qu’ils restent ou qu’ils partent, nous sommes à leurs côtés.