Nouvel an des arbres

Grand rabbin Haïm Korsia. Tou Bichvat et la modernité de l'écologieLe 10 février au soir commence la fête juive Tou Bichvat (littéralement « le 15 du mois de Chvat »), dite aussi « Nouvel an des arbres ». La Mishna enseigne en effet ceci : Il y a quatre « nouvel an ». Le 1er Nissan, le nouvel an des Rois et des Fêtes. Le 1er Elloul, le nouvel an pour la dîme du bétail. Rabbi Eléazar et Rabbi Chimon enseignent que l’année de la dîme du bétail commence le 1er Tichri. Le 1er Tichri, c’est le nouvel an pour le décompte des années, le décompte des années sabbatiques et du jubilé, pour les plantations et la récolte. Le 1er Chevat, c’est le nouvel an de l’arbre, conformément à l’avis de l’Ecole de Chammaï. L’Ecole de Hillel enseigne que c’est le quinze de ce mois. (Rosh Hashana 1, 1)

Pour l’occasion, nous pouvons lire le billet du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, sur la modernité de l’écologie. Quelques extraits :

Il nous faut agir pour protéger la Terre que l’Eternel a créée pour nous, celle qui fut jadis travaillée par nos ancêtres, et que nous lèguerons à nos enfants. La responsabilité nous incombe de chérir cet héritage pour pouvoir le transmettre aux générations futures, avec au cœur, le respect de la vie.

L’arbre est aussi le symbole de l’éducation et de la transmission. Des racines qu’il plonge dans la terre, par lesquelles il puise dans son histoire, grâce auxquelles il s’ancre dans le passé et voit la naissance d’un projet qui s’appelle un arbre. De la solidité des racines naissent un tronc, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits qui regardent vers le ciel et l’avenir. Parce qu’il est si difficile de grandir sans racines, sans valeurs ni traditions, il convient toujours de se remémorer d’où l’on vient pour parvenir à aller de l’avant.

Par-delà la célébration religieuse de Tou Bichvat, il est important de savoir transmettre cette mémoire du respect de ce qui nous vient de D.ieu, de ce qui nous vient en héritage du travail de nos anciens. Et Tou Bichvat en est aussi l’écho, celui de l’enseignement du Talmud : « De même que mes pères ont planté pour moi, je planterai pour nos enfants ». (Taanit, 23a).

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