Joyeux Hanoukka ! (mais, c’est quoi Hanoukka ?)

pikiwiki_israel_146_hanukka_%d7%97%d7%a0%d7%95%d7%9b%d7%94Au moment où nous entrions dans le temps de Noël, nos frères juifs commençaient les 8 jours de fête de Hanoukka. Si ces deux fêtes n’ont pas de lien direct, elles accordent toutes deux une grande place à la lumière : celle de la Menorah qui brillait dans le Temple, et celle du Christ qui illumine « ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort ».

Hanoukka célèbre la victoire des Maccabées (si vous ne connaissez pas cette histoire, lisez le premier Livre des Maccabées ou des Martyrs d’Israël) et la restauration du Temple en 165 avant Jésus-Christ. La Croix nous présente cette fête :

 

 

La fête de Hanoukka tombe le 25 du mois de Kislev qui, dans le calendrier juif, marque le solstice d’hiver, où les journées sont les plus courtes et les nuits les plus longues. Elle dure huit jours : le premier soir, après avoir récité une bénédiction pour remercier Dieu du miracle passé, le père de famille allume une première lumière sur le chandelier à neuf branches placé près d’une fenêtre, et continuera ainsi, à raison d’une lumière supplémentaire chaque soir, jusqu’au huitième jour. La neuvième branche du chandelier sert à positionner la bougie (appelée le chamash) qui permet d’allumer les huit autres.

Quel est le message religieux de cette fête ?

La fête de Hanoukka célèbre la victoire de la lumière sur les ténèbres. Elle représente aussi la victoire contre le paganisme et la défense de la liberté religieuse. « Dans ce combat cosmique où l’obscurité et les fils de l’ombre semblent l’emporter sur les” fils de la clarté”, les juifs allument chaque soir, pendant huit jours, une lumière supplémentaire pour annoncer la victoire de la lumière sur l’obscurité, comme celle des Maccabées sur les Séleucides qui voulaient la disparition de la culture juive, et comme cette fiole d’huile du Temple qui contenait plus d’énergie qu’on ne croyait », commente Armand Abécassis.