Conflit syrien : prendre de la hauteur

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Vu sur le site des Altercathos, un entretien en deux parties – (1) et (2) – avec Pierre Jova, journaliste spécialisé dans les questions géopolitiques, pour prendre de la hauteur et mieux comprendre les racines et les évolutions actuelles du conflit syrien :

« Ce qui est sûr, c’est que la victoire du régime syrien et de ses alliés clôt une cruelle bataille de rues, et offre, qu’on le veuille ou non, un « soulagement » à ses habitants avec la fin des combats. Mais la reprise d’Alep n’est pas la fin du djihadisme. C’est plutôt la fin d’un cycle dans la guerre en Syrie. La rébellion qui existait entre le régime de Damas et l’Etat islamique est en train de disparaître. Cette rébellion, qui hier comptait des groupes à tendance nationaliste ou islamiste « modérée », voulant bâtir un régime à la turque, et qui aujourd’hui est essentiellement islamiste radicale, repose sur une multitude de groupes tous unis contre Damas, mais qui n’ont aucun objectif politique commun. »

 

« L’Etat islamique, même s’il s’attaque à ses troupes et le menace, a été le meilleur « cadeau » du régime de Damas. L’apparition de ce monstre djihadiste a fait changer l’attitude occidentale à son égard […]. Alors que ses jours étaient suspendus, en 2013, à une intervention militaire des Etats-Unis et de leurs vassaux, il est devenu un an plus tard le bouclier objectif contre Daech. »