Réacs, socialos ou juste cathos ?

indexL’engouement subi par une partie de la presse de gauche pour les catholiques ne plaît pas à tout le monde, notamment quand il confine à mettre ceux qui suivent les pas du Christ dans des petites boites ou faire croire qu’il n’existe qu’un vote catholique.

Dominique Quinio dans les colonnes de la Tribune des Semaines Sociales de France s’étonne ainsi que l’on veuille expliquer le succès de François Fillon aux primaires par un « retour du vieux vote réac’ catholique en France ». Non, les catholiques ne sont pas nécessairement réactionnaires parce qu’ils se posent des questions sur le mariage pour tous et oui, le vote catholique est multiple. Et l’Eglise s’emploie à faire vivre le débat en son sein.

Des évêques et des communautés ont décidé de relever le défi [que l’Eglise catholique devienne le lieu privilégié de la confrontation des positions] dans de nombreux diocèses tout au long de la campagne.  […] Manière de prendre la politique au sérieux et de ne pas la réduire aux analyses à l’emporte-pièce. Manière de respecter la diversité des électeurs catholiques, sans renoncer à rechercher, dans notre société divisée,  le bien de tous.

Dans son sillage, René Poujol, de sensibilité plutôt à gauche, s’insurge contre l’enfermement des catholiques par les médias dans le débat sur le mariage pour tous.

Euréka ! Etre de gauche pour un catho, c’est ça : adhérer sans réserve au mariage pour tous. Et par conséquence nourrir son blues du sentiment que l’épiscopat, ouvertement ou par son silence, a pris fait et cause pour les anti mariages gay. Là encore : bonjour la subtilité !

Au-delà, il regrette amèrement qu’une sensibilité catholique soit progressivement exclue des partis de gauche, le PS notamment. On ne peut que le regretter avec lui mais voilà au moins deux illustrations du fait que les catholiques savent rester libres !