On ne fait pas de bonne politique internationale avec de bons sentiments…

… mais pas davantage avec de mauvais (pour paraphraser beaucoup de gens). Dans la situation confuse d’une guerre civile, dans laquelle chaque partie traîne son lot d’atrocités, dans laquelle le fond idéologique des groupes lui-même évolue, et où la propagande est permanente et réciproque, à plusieurs bandes, nationale et internationale, vous pouvez lire l’édito de Jean-Pierre Denis dans La Vie, qui invite à nuancer le regard sur la situation en Syrie : « Alep, tombée ou libérée ? » (« Une chose est sûre : depuis des décennies, le régime syrien a apporté la preuve de sa détermination dans l’ultraviolence. Quel contraste, pourtant, quand on écoute une autre voix ! »).

Et l’on peut réécouter ce billet de Nicole Ferroni. Elle non plus ne veut pas se positionner pour l’un ou l’autre, mais reste bouleversée par la situation. On dira peut-être que ces « bons sentiments » ne servent à rien. En est-on si sûrs ? Sommes-nous si certains que si les opinions publiques internationales, sans pour autant prendre parti, exprimaient une véritable révolte contre le sort réservé à leurs frères, cela n’aurait aucune influence sur la possibilité d’un règlement politique négocié ?