Éthique de conviction et éthique de responsabilité (2)

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Pascal Jacob montre en quoi la séparation entre éthique de conviction et éthique de responsabilité est un progrès par rapport à la conception kantienne de l’éthique de conviction. Mais que ce progrès est encore insuffisant et risque de nous plonger dans le relativisme. « Dans cette réponse qu’il s’agit de pouvoir donner affleure la véritable rationalité éthique : pouvoir se dire à autrui, ce qui interdit en premier lieu de tuer autrui, et d’une manière générale tout ce qui détruit cet échange de langage dans lequel je réponds à autrui de mes actes. Ainsi rendre raison, ce n’est pas s’enfermer dans la rationalité pure des convictions dans laquelle enferme le rationalisme moral de Kant, ni dans la rationalisation autojustificatrice du conséquentialisme. C’est manifester au sein du logos, qui est à la fois raison et verbe adressé à autrui, le bien auquel ma volonté s’est ordonnée dans mon acte ».

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