Et pendant ce temps…

capture« Ils sont en situation d’extrême minorité. Il y a 400 familles chrétiennes à Bassorah et dans les villes alentours. Ils étaient dix fois plus nombreux avant la première guerre du  Golfe en 1980. Certains ont fui la ville à cause des guerres, d’autres à cause des persécutions. 100 chrétiens ont été tués dans la région entre 2003 et aujourd’hui. Rien qu’en 2003, une quarantaine d’entre eux a été assassinée, souvent parce qu’on les a accusé de collaborer avec les américains durant la guerre contre Saddam Hussein. Aujourd’hui, nous sommes victimes du radicalisme islamique. Début novembre, un chrétien a été tué car il vendait de l’alcool… La vie quotidienne des chrétiens est marqué par cette islamisation de la ville. Sur les marchés des quartiers populaires, les femmes chrétiennes sont obligées de se voiler, tout comme dans certains villages. Du coup, nos fidèles émigrent. Depuis que je suis arrivé comme évêque en 2014, je dirais qu’en moyenne une famille s’en va chaque mois. À ce rythme notre communauté aura disparu dans quatre ou cinq ans ».

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