Cité du travailleur et cité du consommateur

capture« Dès lors qu’on a pris conscience que le travail humanise, que le travail libère, mais que les conditions du travail peuvent être aliénantes, on se rend compte que l’histoire des organisations humaines depuis deux siècles développe un travail de plus en plus organisé, de plus en plus éloigné des personnes, de plus en plus mécanisé, puis globalisé, puis financiarisé, et donc de plus en plus abstrait. Si bien que les personnes qui travaillent ont de moins en moins la capacité à pouvoir répondre à ces deux questions : à quoi sert ce que je fais, à quoi je sers moi-même. Nous avons été lentement privés de notre liberté de travailleurs. Mais cela a été compensé par la consommation ! C’est cette idée de la liberté par la consommation, c’est l’abbaye de Thélème : fais ce que tu veux, consomme ».

Pierre-Yves Gomez sur la Radio Suisse Romande (33′, quand même)…