Notre-Dame-des-Landes : Loué sois-tu, Seigneur, pour notre mère la Terre…

Naturalistes en lutte… qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes. Au-delà des enjeux politiques du projet d’aéroport, c’est le travail patient et merveilleux des écologistes de terrain qui donne envie de chanter ce cantique de louange pour la Création. Car à la Zad de Notre-Dame des Landes, il ne vit pas que des zadistes…

Lundi 14 novembre, la justice jugera la légalité de quatre arrêtés de destruction d’espèces protégées. La rapporteuse publique Christine Piltant a préconisé l’annulation de ces quatre arrêtés préfectoraux, indispensables au début des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, car ils autorisaient la destruction des espèces protégées qui ont trouvé refuge dans les 1426 hectares de mares, de haies, de prairies et de ruisseaux de la Zad.

Le bureau officiel chargé des études d’impact a sous-évalué la présence d’animaux et de végétaux menacés, ont constaté les Naturalistes en lutte. Pendant trois ans, les botanistes, entomologistes, batrachologues et ornithologues de ce collectif ont bénévolement parcouru la zone humide et ses paysages bocagers pour réaliser leurs propres inventaires. Plus de 300 personnes se sont mobilisées pour mener à bien cette tâche. Leurs conclusions sont rassemblées dans la revue Penn ar bed (avril 2016) de l’association Bretagne vivante.

Reporterre vous emmène à la rencontre de six des « habitants » de la Zad, mis en péril par le béton et le bitume. Mais qui, finalement, pourraient faire tomber le projet de futur aéroport.

Un reportage à découvrir ici.