Trump : une victoire du peuple contre les élites ?

Vraiment ? Bonne nouvelle alors : l’affirmer permet sans doute de mieux comprendre cette définition des notions de « peuple » et « élites » qui semblent faire office de nouveau clivage dans le paysage politique occidental.

Résumons : le candidat victorieux à l’élection américaine est un milliardaire excentrique, magna de la finance et de l’industrie. Son programme prévoit de baisser les taxes, en particulier à la faveur des plus riches (quand sa concurrente prévoyait d’ajouter une nouvelle tranche d’imposition pour les plus fortunés). Et en nombre d’électeurs, Trump est celui qui rassemble le moins d’électeurs au global (200.000 de moins que sa concurrente), et qui comptabilise le plus de voix seulement dans les tranches de salaires les plus élevés.

Bref, le « peuple », ici victorieux, semble donc se définir comme plus aisé que la moyenne, de préférence blanc, et privilégiant les personnalités fortunées et excentriques. Il ne reste donc plus qu’à essayer de savoir ce qui se cache sous la notion d’élite, et on sera bon.

Victoire du peuple contre les élites ?