« Peut-on vivre sans aéroport idéal ? Oui. Peut-on vivre sans eau ? Non. »

touchepaszonehumide« Peut-on vivre sans aéroport idéal ? Oui. Peut-on vivre sans eau ? Non. »
Non, ce n’est pas le discours d’un dangereux idéologue khmer vert mais la conclusion du l’argumentaire du rapporteur public devant la cour administrative d’appel de Nantes cet après-midi. La cour examinait cet après-midi les recours d’associations écologistes et d’opposants à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Christine Piltant a estimé que la construction du nouvel aéroport entraînerait une dégradation des milieux aquatiques des environs et a donc demandé, au titre de la loi sur l’eau, l’annulation des arrêtés préfectoraux autorisant les travaux à Notre-Dame-des-Landes. L’annulation des arrêtés préfectoraux a également été demandée au titre de la loi sur les espèces protégées. Dans son argumentaire, le rapporteur public a jugé que l’agrandissement de l’aéroport actuel constituait une « alternative crédible » au projet de Notre-Dame-des-Landes.  Comme quoi, les lois de protection de l’environnement ne sont pas faites pour embêter le monde et les braves gens mais pour protéger le bien commun. Le décision de la cour est attendue lundi 14 novembre à 14h.