Prudence et… cohérence

papemigrantsSuite aux propos du Pape François sur l’accueil des réfugiés, dans l’avion le ramenant de Suède, Koz publie un billet : « Le Pape François a-t-il fermé la porte aux migrants ? ». Oui, parce qu’il suffit de lire, par exemple, le chapô de l’article du Figaro, pour deviner par avance les récupérations par ceux qui n’ont pas attendu une parole du Pape pour justifier leur refus d’accueillir des réfugiés – voire le plus souvent, se sont trouvés plus que gênés par les paroles du Pape sur le sujet.

La Pape François a donc rappelé que le devoir d’accueil des réfugiés n’allait pas sans la vertu de prudence. Et certains ont voulu y voir une « auto-correction » de ses propos passés. Koz rappelle très justement que traduire ce rappel à la prudence comme un rétropédalage serait ni plus ni moins que trahir la cohérence de ses propos. Et de poser la question : « Le pape François a-t-il jamais manqué de « prudence » en appelant chaque paroisse à accueillir une, rien qu’une, famille de réfugiés ? ». Un bref historique des prises de parole du Pape sur le sujet ne laisse en effet aucun doute quant à l’interprétation. Si bien que Koz « lance un défi à ceux qui se réjouissent du propos d’hier : celui de la cohérence de l’Eglise. Qu’ils reprennent aussi publiquement à leur compte l’exhortation à accueillir les étrangers ! »