La moitié du vivant a disparu en moins d’un demi-siècle

5020933_6_776f_2016-09-02-c1ce2c3-27483-1xct6ip_b1fc6045a4e5eb29042c680581d403e4Si certains contestent encore le réchauffement climatique, ou à tout le moins son origine, la chute de la biodiversité est factuelle et observable. La Création paie le prix fort et s’effondre à une vitesse angoissante. Le Monde rapporte notamment que :

Les populations de vertébrés ont ainsi chuté de 58 % entre 1970 et 2012 (dernières données de terrain disponibles) (…) Si rien ne change, ces populations pourraient avoir diminué en moyenne des deux tiers (67 %) d’ici à 2020, en l’espace d’un demi-siècle seulement. « Ces chiffres matérialisent la sixième extinction des espèces : une disparition de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables », dénonce Pascal Canfin, le directeur général du WWF France.

Une idée concrète, même si elle n’exonère pas de mettre en place de grandes politiques publiques ?

« Si tout le monde réduisait d’une demi-portion par jour sa consommation de protéines animales, tout en augmentant sa consommation de légumineuses et de céréales, nous pourrions baisser de 25 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation, assure Arnaud Gauffier. C’est à la portée de tous. »

On peut compter sur La Croix pour avoir trouvé la « seule bonne nouvelle du rapport ». Non seulement « l’inversion de la courbe est possible » (nous parlons toujours de biodiversité », mais « l’empreinte écologique des pays à haut revenu commence à décliner légèrement, après avoir atteint un pic en 1985 », ce qui serait plus lié à la crise qu’à nos efforts, et reste insuffisant.