Philippe de Villiers fait campagne

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Philippe de Villiers sait participer à la vie politique sans en avoir l’air, qu’il reçoive Emmanuel Macron en visite au Puy-du-Fou ou qu’il fasse paraître, conformément à un rituel annuel, son essai politique de rentrée. Depuis la parution de son dernier opus mi-octobre, Les cloches sonneront-elles encore demain?, Villiers envahit la scène médiatique, diffuse ses idées, commente la campagne présidentielle. Depuis longtemps déjà, la participation directe au jeu politique n’intéresse plus l’ex-candidat aux présidentielles : c’est sur le terrain des idées qu’il s’emploie à exercer son influence. Avec son dernier ouvrage, portrait d’une France islamisée au bord de la guerre civile, Villiers entend peser dans les débats autour de la crise identitaire, la reconfiguration de la droite et la crise de régime généralisée. Il prépare la France d’après :

Tout cela, plus la révolte de la police, sent la fin de régime. Mais le peuple français se réveillera et sa colère s’exprimera hors des urnes.

Dans la vision binaire développée par Villiers, le catholicisme et la civilisation française ont un rôle premier à jouer face à l’immigration, l’islam et le déclin de la France dans la mondialisation. Mais pour quelle vision du christianisme ? Celle d’une Église sur la défensive, refusant de construire à partir des mutations du monde. Les cloches sonneront-elles demain pour nous inviter à élever le regard, à partir de notre quotidien, ou pour nous rassembler autour des reliques du passé ?

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