Le suicide médicalement assisté prisé des assureurs américains

stephaniepackerLa Californie a récemment voté une loi autorisant le suicide médicalement assisté. Conséquence immédiate, rapporte le Washington Times : une mère de famille atteinte d’un cancer en phase terminale a appris que son assureur refusait de prendre en charge la chimiothérapie recommandée par ses médecins pour adoucir ses derniers mois, mais acceptait de rembourser les 1,20 dollars que coûte la pilule pour se suicider. Stephanie Packer, la jeune mère de famille, témoigne aussi de l’évolution de la mentalité des membres de son groupe de malades en phase terminale depuis le vote de la loi. Avant, ils s’encourageaient mutuellement pendant leurs réunion. Maintenant, la dépression totale domine et ils expriment le souhait d’en finir. Cette histoire n’étonnera que ceux qui voient dans le suicide assisté une bataille uniquement philanthropique et mue par l’amour du prochain. Ceux qui alertent sur la liquidation annoncée des soins palliatifs et de l’accompagnement des malades en fin de vie verront en elle la confirmation de leur crainte. Les malades peuvent mourir dans la dignité, mais dans la dignité définie par les acteurs économiques de la protection sociale.