Le travail peut-il être gratuit ?

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(F. Fife / AFP)

Oui et cela s’appelle du bénévolat ! Dans un article du Monde, intéressant quand il dénonce certaines hypocrisies de la nouvelle économie, l’auteur fait un paralèlle qui a fait réagir :

 

Autrefois, on l’appelait amour conjugal, celui de l’épouse qui assurait la comptabilité de son mari, commerçant ou médecin. Mais depuis qu’il est sorti de la sphère intime, on l’a maquillé sous toutes sortes de noms fleuris : bénévolat, engagement citoyen, partenariat, télé-réalité, activité, expérience client, communauté, jeu, concours, hackathon, contribution, etc.

Les Petits frères des pauvres, notamment dans une tribune toujours dans le Monde, balaient cette comparaison d’un revers de main, en rappelant que le bénévolat ne peut être considéré comme un danger pour l’emploi salarié, et insistent sur le fait que la monétarisation de la lutte contre la solidarité serait un danger pour la solidarité elle-même.

A défaut d’argent, tout travail doit être reconnu, certes, mais ne tombons pas dans un travers libéral ignoble qui consisterait à penser que le bénévolat ou l’action caritative sont une « distorsion du marché », une tentative de dumping social. Il est avant tout un formidable lieu de croissance et d’entraide et une contribution indispensable à la solidarité.