Emmanuel Macron et la religion : libéral dans les règles

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Pas encore candidat mais tout de même en campagne, Emmanuel Macron se devait de prendre la parole sur les sujets brûlants ayant trait à l’identité française et à la place de la religion dans notre société. Son troisième meeting de « diagnostic » qui s’est tenu hier soir à Montpellier lui a permis d’exposer sa conception de la laïcité. L’ancien ministre de l’économie en est essentiellement resté à des déclarations de principe en affirmant l’importance de la liberté religieuse (« aucune religion n’est un problème »), dans les limites des lois de la République, et en plaçant l’islam « au cœur du débat ».

Sans entrer dans des questions de mise en application trop précises, Emmanuel Macron a ainsi pu se démarquer commodément de son aile gauche (Manuel Valls, accusé de promouvoir une « laïcité revancharde ») et de son aile droite, jugée trop offensive vis-à-vis des musulmans et accusée de promouvoir des identités fermées. A nouveau, Emmanuel Macron fait le choix de s’inscrire dans un marché politique de niche, à l’intérieur des espaces laissés par les autres candidats, dans une posture réconciliatrice qui tire parti des crises idéologiques existantes.