Syrie : « Notre monde a besoin d’une révolution contre la violence »

Le père Jacques Mourad est resté prisonnier de Daech durant cinq mois avant de parvenir à s’échapper. Celui qui était prieur du monastère syrien de Mar Elias, aujourd’hui détruit par les islamistes, a répondu aux questions de l’Aide à l’Eglise en Détresse. Loin de toute rancœur, il appelle à une action éclairée pour vaincre le fanatisme.

Si le monde souhaite vraiment mettre fin aux ravages des fanatiques, il faudra arrêter de commercer avec l’Arabie Saoudite. […] Les bombardements ne servent à rien.

Quelle est donc la solution à la violence immédiate ? Non-violence et dialogue sont la clé.

La seule façon d’arrêter les extrémistes est d’entamer un dialogue avec l’Islam. Je l’ai expérimenté. Nous avons décidé de ne pas recourir à la violence, même face au danger. C’est pourquoi nous sommes encore en vie.

J’ai eu cette inspiration durant la Messe : notre monde a besoin d’une révolution contre la violence. A ce moment seulement il pourra trouver la paix. Nous voulons être des instruments de paix.

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