Urgence déminage

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Faraj-Benoît Camurat, président de Fraternité en Irak, répond aux questions de Cahiers Libres. Un extrait :

CL : Cela signifie qu’il ne sera pas possible pour des populations de revenir avant que le déminage soit terminé ?

Hélas, vivre au milieu de pièges aussi dangereux, même s’ils étaient tous repérés et signalés, serait suicidaire. Déjà douze membres de la minorité kakaïe, revenus prendre des meubles sont morts : ils ne sont pas revenus vivre dans le village, ils n’ont fait qu’y passer pour aller chercher des effets personnels. Le grand problème c’est que les mines classiques tuent elles aussi. C’est sur une mine enfouie dans la terre qu’un jeune chrétien de 14 ans, Eugène Salah Mikha a sauté. L’enjeu, c’est aussi de déminer les terres agricoles. La plaine de Ninive est une des régions les plus fertiles d’Irak, ses habitants vivaient en grande partie grâce à l’agriculture. Il va être nécessaire de mobiliser de grands moyens pour que les villages mais aussi toutes les terres agricoles soient déminés. Nous espérons que le projet que nous lançons actuellement va être le premier pas pour le déminage de la plaine de Ninive.