Enfants de Syrie

Alors ? On devrait être dans tous nos états, on devrait hurler notre révolte, notre honte. Comme après Guernica. Comme après Treblinka. Comme après Hiroshima (trois exemples de « seuils » dans l’horreur). Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Peut-être parce que le déluge indifférencié d’images et d’histoires nous laisse plus groggy qu’autrefois

Nous pouvons prier. Nous devrions hurler. « Âmes habituées » ou âmes résignées, désabusées, sûres de l’inutilité de leur surgissement ?

Jean-Claude Guillebaud s’interroge, en un triste édito, sur notre inaction face à l’horreur.