« Je crois aux petites renaissances »

Votre livre s’ouvre avec Clovis et se referme avec de Gaulle. Une certaine idée de la France a-t-elle disparu avec ce dernier ?

Oui et avec Mitterrand qui est le dernier président à avoir eu conscience de s’inscrire dans une histoire qui a commencé avec l’aventure capétienne. Qu’elle se termine avec François Hollande est le cauchemar absolu de toute personne qui aime la France. Mais je pense profondément que la France n’est pas morte. Elle agonise, certes. Mais je crois aux petites renaissances, modestes et qui font boule de neige: recréer des solidarités, transformer nos modes de consommation, revitaliser l’amour simple de la patrie, en préférant ce qui nous unit à ce qui nous divise… les champs du possible sont infinis. Il faut avoir conscience du fait que la plupart de nos actes et de nos décisions ont un sens politique. La France se guérira avec la multiplication de ses initiatives d’en-bas. Les catholiques doivent occuper le terrain, non pour l’accaparer, mais pour y apporter leur contribution, si possible dans la joie.

François Huguenin : « le catholicisme est inséparable de notre histoire » (Figaro Vox)