Une identité morte ne sert à rien sinon à recevoir des chrysanthèmes

Samuel Pruvot et Malik Bezouh s’entretiennent pour le Figaro Vox de l’identité chrétienne de la France. Extraits.

Le christianisme est-il juste une part ancestrale de nous-mêmes? (…) Si le catholique est le dernier des Mohicans il ne reste plus qu’à le parquer quelque part. En souvenir. Une identité morte ne sert à rien sinon à recevoir des chrysanthèmes. (Samuel Pruvot)

Malheureusement, aujourd’hui, certains, et il est à craindre qu’ils ne soient de plus en plus nombreux à l’avenir, font un bien triste usage de cette identité chrétienne, transformée, tantôt par opportunisme électoraliste, tantôt par peur, en une arme redoutable dont la finalité n’est nullement l’intégration mais l’exacerbation de l’altérité musulmane de France. C’est d’autant plus désolant que le patrimoine chrétien, s’il était enseigné avec intelligence et, si j’osais, avec amour, pourrait, j’en suis persuadé, constituer, en partie, un antidote au désintérêt de ces français musulmans pour la France à laquelle ils ont, hélas, tourné le dos. (Malik Bezouh)